My, my, my and more my ^o^

My, my, my and more my ^o^
Visiteur du jour, bonjour.
Visiteur du soir, bonsoir.


Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog de fictions. Les mangas que j'utilise afin de vous faire découvrir mon imagination sont Fruit Basket, Death Note, Vampire Knight ou encore (mais surtout) Naruto. je l'annonce de suite, je ne plagie aucun blog et sort tous mes chapitres de mon imagination. Les thèmes principaux qui sont abordés sur ce blog sont surtout, l'amitié, l'amour et la haine mais le racisme, l'ingratitude et les ambitions sont également abordés ici, bien que ce ne soit pas les idées principales qui apparaissent dans mes fictions.



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Nom: ****
Prénom: Camille
Âge : 13 z'étoiles
Origine: Belge
Passions: Ecrire, lire, discuter avec mes amies, me balader en écoutant de la musique
Mes goûts musicaux: Paramore, Tokio Hotel, Porcelain And The Tramps, Linkin Park, Taylor Swift.

Couleur préférée: Mauve clair
Fruit préféré: Fraise
Ami(e) préféré(e): Je sais pas choisir
Lecteur (trice) préféré(e): Elle
Métier préféré: journaliste
Matières préférées: Technologie et EDM
Langue préférée: Japonais
Coin préféré: ma chambre
Compagnie préférée: seule
Sports préférés: Badminton, natation et danse.
Défend: Les noirs, jaunes, blancs, violets, etc... et les homosexuels et fans de Yaoi et de Yuri.


Couleur détestée: jaune
Fruit détesté: poire
Ami(e) détesté(e): Je dirai pas
Lecteur (trice) détesté(e): Auncun(e)
Métier détesté: Secrétaire
Matières détestées: math et Néerlandais
Langue détestée: Russe
Coin détesté: vestiaires d'une salle de sport
Compagnie détestée: les gens que j'aime pas
Sport détesté: escalade
Défend pas:
Les C*ns et les racistes ( de tout)

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PAS DE PLAGIAT !


J'accepte toute sorte de commentaires, même les chiffrés, mais n'en abusez pas. Je veux absolument vos avis après chaque chapitre, ce qui va, ce qui pose problème. Pour les doués en orthographe, j'accepte volontiers vos corrections ! Les questions que vous avez soit à propos de ma fiction, soit sur autre chose (actualis, etc...) sont autorisées, aucun problème ! Je n'accepte les demandes d'amis que des personnes "clean" ! Malgré cela, les commentaires de tous, même des "anonymes" ont une place sur ce blog !
Si
vous avez un reproche à me faire, j'accepte sans problème du moment que vous justifiez vos opinions. Pour les rageurs, n'hésitez pas à cliquer sur l croix rouge en haut à droite, c'est conseillé de ma part.

S
ur ce, je vous souhaite une agréable lecture !




EN RAISON D'UN PROBLEME DE SANTE PERPETUEL, LES CHAPITRES METTRONT PLUS DE TEMPS 0 ÊTRE ECRITS; JE NE VOUS OUBLIE CEPENDANT PAS ET CONTINUE MA FICTION !


[100]

~ publicity-fiction ~
~ pub-fanfic ~

# Posté le dimanche 03 mai 2009 14:29

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 15:34

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# Posté le dimanche 03 mai 2009 14:49

Modifié le lundi 06 juillet 2009 02:04

Coin à question ...

Coin à question ...
Vous avez une question ?


Un soucis sur mon blog ou sur Skyrock ?


Des idées à me partage pour améliorer mes fictions ?


Alors laissez un commentaire ici pour affirmer vos idées.


N'ayez aucune crainte sur ce que vous poserez...


Je ponds à tout !



Questions / Idées :



Ah oui tu acceptes les chiffres ??? (de Officiel-Luxray)
Oui oui, mais n'en fais pas une habitude, parce que sinon je les interdirai ;-)

Est-ce que tu vas mettre les deux ficions en même temps ou l'une aps l'autre ? (de Fic-naruto-05)
Et bien je vais d'abord mettre la fiction 2 en ligne, la première est écrite pour après les vacances d'été !

Vas-tu faire des couples dans cette fanfic ? Si oui lesquels ? (de Naruto-xx-91)
Dans la première fanfiction, l'histoire sera plutôt basée sur les personnages en eux-même, ils sont plutôt à la recherche d'une identité qui leur conviendrait... Mais je pense quand même faire un léger naruto/hinata et peut-être un peu de yahiko/konan, mais rien n'en n'est moins sûr ...

Pendant combien de temps ne pourrons-nous pas avoir de tes nouvelles ? ( de Mode-Japon-Tradition =P)
Tu as oublié ? Je te l'avais dit !! je pars pendant deux semaines début août, un peu comme toi mais plus tard ...

# Posté le lundi 11 mai 2009 13:54

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 10:15

Fiction 1


Fiction 1 : Un jour de ténèbres ...
Prologue



Depuis mon enfance, depuis la mort de mes parents, jamais je n'ai cessé de mettre les crimes et châtiments commis sur le dos de Konoha. Pour moi, depuis cette nuit, le pays du Feu est seul responsable de la destruction de ma vie. Nous faisions partie d'un petit pays, situé entre les trois grandes nations ; le Pays de la Roche, le Pays du Sable et le Pays de la Feuille. Mal situé, la guerre a éclaté chez nous, ravageant villes et villages, cités et hameaux. Hommes, femmes, enfants, tous ont été confrontés à la douleur et la souffrance. Nous avons vu mourir nos familles, nos ennemis, nos amis, nos amours, nos enfants. La racine dans laquelle nous avions poussé avait été arrachée ; plus aucune feuille désormais ne pourrait s'accroître. Nous pouvions être les derniers bourgeons qui avaient eu tout juste le temps de naître avant cette catastrophe. Les feuilles ayant perdu de leur beauté, de leur puissance, de leur éclat, flétrissant à vue d'½il, nous, nous continuions de grandir, de nous épanouir sur notre pousse pourtant morte. Malgré cela, tant que les bourgeons subsistaient, la plante ne mourrait pas complètement.

Sans doute représentions-nous cela, nous, orphelins d'une guerre sanglante. Nous avions honte de notre monde,
j'avais honte de mon monde. Et pourtant, Dieu m'avait choisi comme souffre-douleur à ses dépends. Qu'avais-je fais de mal ? Pourquoi devais-je subir les conséquences d'une guerre que je n'avais jamais souhaité voir grandir ? Ma haine envers ces traîtres de Konoha se transformait chaque jour.

Car, chaque jour, un nouveau mort était déclaré dans notre famille.
Car, ch
aque jour, une nouvelle larme roulait sur ma joue.
Car, chaque jour, un nouveau morceau de mon c½ur se détachait de son support.
Car, chaque jour, un nouvel enfant était déclaré orphelin.

Quel jour a-t-il représenté notre chute, à nous, considérés comme inséparables ? Sans doute un des plus vieux, car notre haine est à présent si grande, si imposante, si contagieuse, que même celle d'un centenaire ne pourrait rivaliser avec la nôtre. Et c'était cette souffrance qui, sans que nous le sachions, allait engendrer la fin du Monde ..
.




Personnages principaux : Nagato, Yahiko, Konan, Jiraya.
Personnages secondaires : Orochimaru, Tsunade, Madara, Danzo, Hanzo, Naruto, Hinata, Kakashi.

Couple(s): Yahiko/Konan (léger) / Hina/Naru (léger)
Genre: Drame
Statut: En cours (1 chapitre)




Disclaimer:

Cette fiction est basée sur le manga Naruto, écrit par Masashi Kishimo. l'histoire se déroule sur une vingtaine d'années et commence lors de la guerre qui oppose les trois grandes nations. Elle met en scène l'histoire de Nagato, Yahiko et Konan, depuis leur rencontre jusqu'à l'époque de Naruto. Ayant lu leur histoire, j'ai écris cette fiction à partir des (nombreuses) informations qu'on obtient dans les tomes 45 à 48 (jusqu'à présent) sur leur passé. Ces tomes n'étant pas encore définis en tant que mangas en vente libre, il est normal qu'une grande partie des lecteurs ne puissent savoir qui représentent Yahiko, Nagato et Hanzo. Aussi, en attendant que les tomes concernés sortent en librairie, je tiendrai au maximum le suspense.
Disclaimer mis à jour le 10/05/09.



Correcteur: Yaooi-narutooxSasuke


Fiction 1

# Posté le lundi 04 mai 2009 01:18

Modifié le mardi 02 juin 2009 01:46

Fiction une : un jour de ténèbres ...

Fiction : Un jour de ténèbres...

Chapitre premier
Ou le début de la fin.



----Je suis né un jour de pluie. Seule information que Mère ait souhaité me donner, seule description de ma quasi-normalité. Ici, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année, le ciel pleure sur notre petit pays. Il déverse tristesse et colère des défunts qui larmoient sur le triste sort de leurs générations actuelles. Ont-ils connus les pires souffrances qui puissent venir hanter la vie d'un homme, leurs craintes vis-à-vis du bien être de leurs progénitures seront toujours les plus grandes. La pluie est un tourbillon de sentiments et de souvenirs qui englobe mon peuple jour après jour, lui faisant revivre les pires moments de leur enfance, de leur existence. Depuis ce drame, toujours cieux et Dieux renversent des tonnes d'eau glacée sur nous comme si ils nous empêchaient de mener une paisible existence. Aussi ne me suis-je pas étonné quand j'ai appris cela. J'étais même déçu.

----Depuis mes premiers souvenirs, je n'ai eu de cesse de harceler mes parents afin d'en connaître plus sur mon passé de bambin. Une vie calme et insouciante que chaque adulte rêverait de revivre, ne serait-ce qu'une journée. Loin de tous les soucis qui nous entourent, loin de toute violence, loin de l'ingratitude, de la méchanceté des prochains. Tout simplement, fuir la vie.
Tout comme chaque enfant, j'ai vécu d'heureuses années dans l'ignorance, me cachant dans les bras de Mère quand j'avais un souci. Ainsi, j'étais protégé, à l'abri d'un quelconque danger.

----Fus-je aussi sage qu'on l'eut dit de moi, je ne pourrais affirmer à combien de reprises ai-je enfreint les règles du fils modèle. Ne serait-ce que par une contradiction aux ordres, j'ai fait plus de tort que de bien. Malgré tout caché dans l'ombre de mes parents qui, pour me protéger de toutes ces paroles qui ont le don de briser une vie entière, prirent l'identité d'abominables petites gens qui, grande chance pour eux, eurent un fils aussi adorable qu'un agneau.

----Pourtant, sous cape, je devenais vite le petit monstre – adoré – de Mère, le seul et unique fils d'une famille d'agriculteurs pas plus riches que pauvres. Mes bêtises ne furent jamais prises en compte par mes parents. Pour eux, j'agissais comme le garçon et la fille qui commettaient d'innombrables fautes, ayant formé leur passé, désormais mon futur. Ils en riaient plus qu'ils n'en étaient gênés, voire même, exaspérés.
Thèse bien défendue à présent par les familles d'aujourd'hui, l'enfant prend autant la forme d'une déesse que d'un serviteur. Familialement, ce mélange concocte un Prince, aussi royal et pur que misérable et ignoble. Voilà pourquoi je fus aussi triste que blasé quand j'appris que ma naissance s'était résumée seulement de quelques gouttes tombées du ciel. Mais avait-ce été un signe de normalité ou de noblesse, à moi du moins d'en juger...


En réalité, je n'étais pas vraiment complètement né...



----Souvent j'ai pensé que je n'étais qu'un fardeau pour les autres, un rocher qui encombre le passage et empêche tout voyageur de passer convenablement, au risque de s'égratigner contre la pierre. Malgré cela, j'étais, et suis toujours, la preuve même, et que ça plaise ou non aux autres n'y changera rien, de l'amour indescriptible que partagent mes parents. Depuis qu'ils se connaissent, jamais une seule fois ils ne se sont séparés. Marque d'amour magnifique, couple indissoluble, un homme et une femme aimés.


Ensemble, ils sont tout.



----Mon père est né à Kusa No Kuni, une ville aujourd'hui réduite en cendres, dans le Nord du Pays de l'herbe. La vie là-bas est bien meilleure que celle que j'ai pu mener chez moi. Les terres sont généreuses, rendant les agriculteurs heureux. Ce pays, qui nourrit souvent les trois grandes nations, est protégé par Konoha qui, ayant conclu un accord avec le Dirigeant de cet endroit, interdit les conflits sur ce territoire qui lui appartient, en quelques sortes. Aki Isawa, le Kage de cet Eldorado, conscient des problèmes politiques qui enflammaient son Pays à ce moment précis, fut contraint d'accepter cet accord. Ce qui lui servit d'ailleurs car, durant la troisième grande Guerre des Shinobis, le Pays de l'herbe fut pris d'assaut par des ninjas du Roc, que Konoha sauva à l'aide de ses très nombreuses forces de défense. Depuis, plus aucun ennemi ne tenta de s'attaquer à la nation, craignant de se mettre à dos le village caché du pays du Feu, synonyme de destruction totale ou partielle de leur état.

----A la différence du pays du feu ou de la pluie, nations qui forment les jeunes gens au combat, afin d'en faire des ninja de préférence aux grands talents, cette puissance se caractérise par une surpopulation d'agriculteurs et éleveurs, venus du Monde entier, qui, pour mieux vivre, s'installèrent un peu partout, cultivant denrées et richesses en même temps.

----Mes grands-parents paternels faisaient partie d'un groupe de paysans qui, contre toute attente, rechignaient souvent sur les idées des grands dirigeants de ce pays. Pour eux, offrir sur un plateau d'argent ce qu'ils récoltaient était du vol, même pire, ils considéraient ces actes comme des tentatives de meurtre. Ils se révoltèrent plusieurs fois contre des ninjas lorsque ces derniers venaient prendre les besoins nécessaires aux états clients à coup de fourches et de bâtons. Ces problèmes persistèrent plusieurs années, jusqu'à ce qu'Aki Isawa trouve ce groupe de résistants dérangeants. Sur ordre de leur supérieur, plusieurs Jonnins se rendirent à Kusa No Kuni et supprimèrent ces réfractaires les uns après les autres. Seuls mes aïeuls et une femme enceinte survécurent à ce drame. Malgré tout, par sécurité et par crainte pour leurs vies et celle de Père, ils décidèrent de quitter le Pays en compagnie de la jeune femme et se rendirent à Ame No kuni, le village caché du pays de la pluie. Plus jamais ils ne tentèrent quoi que ce soit contre les chefs des différents états et mon père me confia, secrètement, qu'il avait grandement préféré ainsi. Voir ses parents se mettre en danger pour une cause perdue d'avance l'avait effrayé à tel point que ses rêves se transfomèrent en chimères de mauvaises augures, signe artificiel de mort et de destruction.
Ce fut là-bas que Père grandit, passant d'enfant à adolescent, d'adolescent à jeune adulte. Comme la tradition se le voulait, il reprit le métier de son père.

----Un jour, il fut convoqué à Oto No Kuni, le village caché du Pays du Riz. Un rassemblement de jeunes agriculteurs était organisé et, à l'occasion, tous les débutants s'y réunissaient pour participer aux fêtes traditionnelles et obtenir un titre plus honorable que apprenti. Il parti en groupe avec des jeunes gens qu'il ne connaissait pas, y fit la rencontre d'une jeune fille du même âge. Elle était née à Ame No Kuni, avait les yeux bleus et les cheveux bruns. Oto se trouvant à quatre jours de marche à pied, ils eurent tout le temps de faire connaissance, se découvrirent des passions communes, devinrent de très bons amis. Ils passèrent le restant du séjour ensemble et restèrent par la suite en contact.
Père tomba amoureux de cette jeune fille, au point même qu'il lui demanda sa main. Chose imprévue, cette beauté était fiancée à un homme plus vieux qu'elle, riche. Obnubilé par le désir de conquérir le c½ur de cette femme, il alla trouver le frère de cet homme chanceux, lui graissa la patte, lui offrit de l'argent, des animaux. En échange, le garçon, seulement âgé de quinze ans, dû tuer son aîné, chose qu'il accepta avec difficulté sa mission. Cela dit, il tint sa promesse et se débarrassa de son frère. Ce qu'il n'avait malheureusement pas prévu, c'est qu'un serviteur le repéra. Dans la folie et la peur, il alla trouver mon père et lui expliqua la situation. Ce dernier, pris de cours, procéda de manière simple ; ordonnant au garçon d'éliminer ce témoin dangereux, il se débarrassa par la suite de l'enfant, l'égorgeant de sang froid. Ainsi, il pu se marier avec cette femme, qui devint par la suite ma mère, sans être poursuivit par les autorités.
Cette histoire, il me l'avait contée quand j'avais quatre ans, un jour de pluie, un soir d'orage. Jamais il n'a révélé la vérité à Mère, et je comprends pourquoi.

----Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours eu quelques problèmes avec les autres progénitures des voisins. Craintif et froid de nature, je n'ai jamais pu m'approcher d'un compagnon sans risquer de lui faire du mal, que ce soit mentalement au physiquement. Ainsi, tous me fuient, me font du mal. Moi, je juge leur réaction déplacée, mais sans doute ont-ils leurs raisons personnelles. Je ne suis pas l'ami le plus joyeux et le plus confiant qu'on puisse avoir. D'ailleurs, c'est bien simple ; personne n'est mon ami. Je pourrais dire que je ne m'en porte pas plus mal qu'un enfant qui a son entourage, mais je mentirais. La fuite des autres, leurs craintes, leurs angoisses, leur haine qui m'est destiné est insupportable. De l'extérieur, je n'exprimerai jamais cette souffrance, mais dans mon c½ur, à l'intérieur, à l'abri de tous, je crie. Je crie à l'ingratitude, l'égoïsme, la méchanceté des gens. De cette affliction est née une solitude claquemurant. Et de cet isolement naquit, depuis mes trois ans, une envie de possession. Chaque personne, chaque objet, chaque lieu que je voyais, je le convoitais.

----A quatre ans, mes parents durent se rendre en ville, tout près de la frontière entre le Pays de la Pluie et le Pays du Vent, comme tous les agriculteurs du Pays. Suna, qui s'emparait petit à petit de nos terres sans que nous ne nous en rendions compte, les hameaux dévastés étant trop loin les uns des autres pour s'aider mutuellement, obligea chaque paysan à se soumettre à une nouvelle loi, que les dirigeants de notre nation ne purent contester. Obligés d'accepter ce règlement nouveau, sous peine de mort, tous les agriculteurs et éleveurs se déplacèrent par familles jusqu'à un campement Sunien installé à la place d'un village dont il n'en restait plus rien. Me laissant aux soins de l'ancêtre du village, mes parents partirent donc rejoindre leurs compagnons à travers forêts et montagnes, lacs et rivières. Leur périple dura un peu plus d'un mois. Un long mois qui, pour moi, fut un vrai calvaire. Le village étant essentiellement composé d'agriculteurs et éleveurs, je me retrouvai seul dans la vieille église du XIVème siècle au milieu d'un groupe d'une vingtaine d'enfants du même âge que moi. Jamais je n'avais appris à vivre avec d'autres personnes que ma famille, qui se composait à présent uniquement de Père et Mère. Dès les premiers jours, je fus remarqué par plusieurs jeunes qui, afin de ne pas mourir d'ennui, se rapprochèrent de moi sans que je le sache. Je me rappelle avoir trouvé étrange cette façon qu'ils avaient de me suivre, où que j'aille... je ne pouvais me rendre dans un endroit tranquille sans être dérangé par l'un d'eux, parfois plusieurs. Puis, enfin, je compris ; ces enfants, en manque d'affection à cause du départ forcé de leurs parents, tentaient de créer des lies entre eux et moi. Quand je m'en rendis compte, je fus pris de cour.

----Je me souviens, encore aujourd'hui, très bien de ce moment. Nous étions tous rassemblés dans l'arrière-salle de l'église, derrière la petite chapelle qui servait aux plus petits de chambre à coucher. Les enfants d'âge moyen séjournaient dans le grenier, auprès des quelques s½urs qui étaient venues aider le Père Naoki dans sa lourde tâche. Cet homme, bon et généreux, trouvait toujours de quoi nous donner à manger, même quand les placards étaient vides. Dans ces cas-là, il partait jusque dans les champs et, si ce n'était pas la saison de récolte, prenait ses affaires et quittait le village, situé à trois lieues de la grande ville. Il choisissait quelques jeunes protégés, souvent des plus grands, afin de leur faire visiter le monde extérieur aux murs protecteurs de notre hameaux ni célèbre, ni effacé du monde.

----Nous nous trouvions tous dans la chapelle, en demi cercle, à genoux. Chaque soir, le Père Naoki nous laissait une dizaine de minutes afin que nous adressions nos souhaits au petit Jésus. Personnellement, je n'ai jamais vraiment cru qu'un homme se trouvait là-haut, sous la houlette de son Père, le Seigneur. Cela dit, Mère avait exprimé l'envie que je me comporte comme tous les autres face à Dieu. Ainsi, je m'étais retrouvé tout devant, parmi les plus petits, en train de parler dans ma tête à une personne que je ne connaissais pas. Mais, pour une fois, j'étais concentré. Non pas que je ne m'applique pas lors des autres prières, simplement, ce soir-là, j'avais des choses à raconter. Père Naoki m'avait dit que le fait de parler au Seigneur, lui raconter ce que j'avais fait pendant la journée, c'était déjà une très bonne action. C'est alors que, pendant que j'expliquais à Jésus le nombre de pages que j'avais lu aujourd'hui dans mon livre, j'entendis une voix. Je ne sus pas, à ce moment précis, si c'était quelqu'un à côté de moi qui m'adressait la parole où si une voix résonnait dans ma tête. En tout cas, ce n'était pas la mienne.
On me susurra quelques phrases, dont je ne fis pas attention. Puis, comme je ne répondais pas, on m'a dit :

- Tu es mon ami, hein ?

----Ce sens m'a complètement échappé sur l'instant. Ayant arrêté mon monologue avec le Seigneur, je me concentrai sur cette phrase. Quand, enfin, je compris que c'était une marque d'amour, si je puis dire ainsi, j'ai rouvert les yeux et suis tombé par terre, attirant tous les regards sur moi. En général, je fais toujours attention à ces personnes qui m'observent avec de grands yeux butés, mais, cette fois-là, je n'y pris guerre attention. D'un bond je me relevai et couru dehors. Moi ? Avoir un ami ? Être un ami ? Non. Ce n'était pas possible. Plusieurs fois j'avais demandé la définition du mot ami à Père. Toujours, il m'avait répondu que c'était quelqu'un qui aimait une autre personne, qui partageait tout avec lui, même son amour. Mais moi, je ne scindais mon c½ur que pour deux personnes ; ma maman et mon papa. Je n'avais ni la place, ni l'envie d'accueillir quelqu'un d'autre au fond de moi.

----Mes pas m'avaient menés sous un oranger, à une dizaine de mètres de la paroisse. Je me suis laissé crouler au sol, comme si cette nouvelle m'empêchait d'aller plus loin, tel un poids, un fardeau. J'avais longuement remué des tas de questions dans ma tête. Avais-je pris une demi-heure, peut-être moins... De mes souvenirs émergent juste quelques pensées aujourd'hui effacées avec le temps, grignotées par les mites qui rongent mon c½ur solitaire, si peu aimé et aimant. Depuis ce soir-là, je fus autant détesté que craint. Laissé seul dans mon coin, bouquinant, je ne pouvais m'empêcher d'envier ces enfants qui, sans avoir besoin de l'apprendre, appréciaient leurs voisins à leur juste valeur. Pour moi, cette initialisation relevait du miracle. Aussi mes parents ne furent-ils pas étonnés d'apprendre que tous leurs efforts vis-à-vis de mon isolement étaient vains. Enfin, cela, c'est ce qu'ils crurent...

----De cette asociabilité est née une étonnante passion pour la nature. Lassé de mes longs séjours à la maison, je me mis en quête d'aventure, de sensations fortes. Bien évidement, pour un enfant de sept ans, même la trouvaille d'une pomme de pin était un défi relevé et révélé au grand jour de suite. Mais, grâce – où à cause – de mon habitude à toujours tout compliquer, je décidai qu'il y avait bien des choses plus intéressantes qu'un lombric coupé en deux. Ce fut de cette manière que, ignorant de tous les drames de la vie, je devins vite un amateur de balades à travers champs, bois, vergers. Je pouvais passer des heures à observer un couple de mésanges construire leur nid pour le printemps, alors que la saison de reproduction approchait à grands pas. Souvent, j'avais rêvé d'être un oiseau, un animal libre d'aller où bon lui semblait, loin de la misère des gens. Seul, je ne recevais pas d'ordres d'un autre, menais ma propre existence sans avoir à contourner certaines personnes par précaution. Le dessin pris bientôt place à cette occupation, mais, trop absorbé par la beauté de ces êtres mystérieux qui vivaient dans des contrées inconnues, pourtant à seulement quelques lieues de chez moi, je mélangeai vite ces deux passions ensemble. Je surpris ma famille grâce à mon talent à créer des arbres, des écureuils et des cerfs sur une simple feuille de papier, prise en hâte à l'aube d'un matin humide. Mes parents, fascinés par mon passe-temps, me permirent de partir plus loin, seul même, afin que j'approfondisse mes connaissances.

----Mais, un jour, quand je rentrai, alors que le soleil était couché depuis quelques heures, je surpris un spectacle qui m'était inconnu. Assise dans un fauteuil, Mère s'épongeait les yeux à l'aide d'un mouchoir brodé de motifs fleuris. Ses longs cheveux bruns tombant en cascade sur ses épaules dénudées, elle semblait tellement attristée. Murmurant souvent mon prénom, elle fixait un point de l'autre côté de la fenêtre, à la recherche de quelque chose, ou quelqu'un. Debout à ses côtés, Père caressait sa nuque, aussi perdu qu'elle. Il me fallut un certain temps avant de comprendre que c'était moi qui avait créé cette tristesse, ces sillons qui effaçaient la beauté de Mère, ce regard troublé qu'affichait Père. Je me souvins de les avoir appelé, me fit gifler par Mère, puis embrassé et serré dans leurs bras, à chacun d'eux. Puis je fus interdit de sortie. Mère arrêta, deux semaines après cet incident, d'aller travailler aux champs, loin de la maison et se consacra au ménage et à la cuisine. Pendant quelques mois, je me consacrai encore et toujours au dessin, mais bientôt ma mémoire effaça les champs, forêts et oiseaux de mes souvenirs. Seuls me restèrent mes écureuils, cerfs et bois, pourtant tellement fades comparés à ceux qui devaient gambader de branches en branches ou courir dans les clairières illuminées par un soleil à peine visible de la fenêtre de ma chambre. Alors, je les brûlai. En secret. Quand mes parents dormaient. La nuit. En danger.


Et là, je les ai vus.



Un groupe d'hommes aux uniformes semblables. Ils portaient des bandeaux fronteaux, des armes parfois. C'étaient des ninjas. Mais pas du pays de la Pluie.


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Voilà ! Le premier chapitre (qui a mis du temps à être écrit) est bouclé ! C'est un début... disons... bof et assez court pour cette fiction, mais je vous promets de m'améliorer dans les chapitres à venir ! Je vais mieux et c'est d'ailleurs en me prélassant au soleil dans mon jardin que j'ai terminé cette première partie... Fidèles lecteurs, espérez qu'en Belgique, le beau temps persiste, afin que je me sente motivée pour continuer !!

Le prochain chapitre se nommera :

Chapitre deuxième
Ou le pouvoir des damnés.


Blog coup de coeur : (l)



Fiction une : un jour de ténèbres ...

# Posté le samedi 30 mai 2009 12:19

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 14:59